EN
Prendre un RDV
< Retour au blog

Qu’est-ce qui caractérise un outil Nocode ?

Depuis quelques années, le concept du Nocode fait beaucoup parler de lui dans les médias et le milieu de la technologie. Pourtant si l’on se penche sur sa définition, le Nocode est apparu dans les années 1980 et son utilisation s’est véritablement démocratisée à partir de 2003 - avec la création de Wordpress.

Alors pourquoi le phénomène Nocode semble-t-il si récent et n’a-t-il pas fait plus de bruit une dizaine d’années auparavant ?

Google Trends "Nocode" - Worldwide
Google Trends - Évolution du volume de recherche pour le mot “Nocode” - Worldwide

Wordpress a effectivement lancé le sujet mais son positionnement ne couvre qu’une partie des cas d’usage techniques auxquels font face les entreprises de la tech : celui de la construction de pages statiques, d'une page vitrine, d’un blog…

Ce n’est que depuis quelques années que les outils sont suffisamment matures pour permettre à chacun de concrétiser ses idées et de construire ses propres applications. L’émergence du cloud et des API ont clairement favorisé le développement et l’adoption à l’échelle de ces outils.

Face à une pénurie toujours plus forte des développeurs, le Nocode est clairement un changement de paradigme et offre des bénéfices indéniables.

0,3% de la population seulement sait coder
Pénurie de développeurs en 2022

Nocode vs Low-code vs Code

Le concept Nocode est très souvent associé avec celui du low-code. Et c’est vrai qu’il n’est pas toujours simple d'appréhender le sujet. On va parfois trouver des outils qui ont ces deux étiquettes.

Nocode

Le Nocode, ou plutôt les outils Nocode, permettent à des personnes non techniques de créer tout type d’applications et d’automatisation sans avoir besoin d’écrire une ligne de code.

Ces outils permettent donc à n’importe qui de transformer ses idées en produit digital et éviter d’allouer des ressources financières trop importantes à des profils techniques - qu’ils soient internes à l’entreprise ou en externe. Aucune compétence ni connaissance en programmation n’est ici requise.

C’est là que la frontière se fait entre le Nocode et le low-code.

Low-code

Le low-code est moins accessible que le Nocode et ne s’adresse pas aux mêmes utilisateurs et utilisatrices finaux. Ces outils vont davantage concerner les développeurs. Ils vont leur permettre d’aller beaucoup plus vite dans leur développement tout en ayant un minimum de liberté pour apporter des couches de codes et personnaliser le projet de façon complexe.

Le code dans tout ça ?

Nocode, low-code et code sont totalement complémentaires et ne s'adressent pas aux mêmes utilisateurs ou typologies d’entreprise.

Le Nocode est le plus accessible et va faire émerger dans le grand public une catégorie de développeurs amateurs en Nocode que l’on appelle les “citizen makers” pour permettre à n’importe quel porteur de projet de se lancer tout en réduisant les coûts de production et le Time-to-Market. Beaucoup d’anglicismes… on sait 👀.

Ces outils séduisent aussi les équipes métiers dans des groupes déjà bien structurés pour leur donner plus d’autonomie et créer leurs propres solutions techniques sans passer par l’IT. Les processus sont plus fluides pour tout le monde et l’entreprise gagne en agilité.

Cependant, créer en Nocode est un métier qui nécessite un certain savoir à la fois théorique et pratique : maîtriser les outils est une chose, il faut également avoir une méthodologie et une approche solutions pour développer des produits en Nocode (de simples landing pages à des CRM ou outils de performance plus élaborés). Ainsi, les Nocode Makers sont des profils de plus en plus recherchés et dont la formation professionnelle est incontournable.

Ce sont les Nocode Makers qui permettent à des PME ou équipes de grands groupes d’accélérer leur transformation digitale et de devenir plus indépendants des ingénieurs consacrés à des projets de plus grande envergure avec du développement sur mesure en code. 

Le low-code va s’adresser à des développeurs aguerris ou limités par les fonctionnalités Nocode et qui souhaitent accélérer et développer des projets relativement jeunes et en construction.

Le code quant à lui va être essentiel pour développer des fonctionnalités très spécifiques à l’entreprise ou une situation inédite - qui sont parfois essentielles lorsque le projet a atteint un certain niveau de maturité.

Low-code vs Nocode

Trois catégories d’outils Nocode

👷‍♂️ Visual Building Tools

On va ici retrouver des outils comme Zapier, Integromat ou encore n8n - qui nous permettent de créer des workflows constitués de déclencheurs (aussi appelés “trigger”) et d’actions.

Ce sont des outils très puissants et accessibles à tous selon le niveau de complexité du workflow.

On peut imaginer envoyer une notification sur Slack et un e-mail lorsqu’une personne remplit un formulaire sur un site. Ou encore automatiser la création et l’envoi d’une facture à un client lorsqu’un produit est acheté sur votre site e-commerce.

Ce sont aujourd’hui des outils essentiels dans les organisations pour automatiser au maximum les processus et placer l’humain là où il a vraiment de la valeur.

👩‍🎨 Visual Design Tools

Webflow, Softr, Stacker, Dorik, Carrd… pour ne citer qu’eux. Ils désignent tous les outils qui permettent de créer des sites web, des landing pages ou encore des blogs relativement rapidement. La prise en main d’ailleurs est plutôt simple et rapide.

👨‍💻 Visual Programming Tools

Cette fois plus complexe, ces outils s’adressent à des utilisateurs plus avertis et qui ont une bonne connaissance technique - notamment dans la logique des bases de données. Ils sont vos parfaits alliés pour réaliser des produits complexes avec à la fois des espaces clients et administrateurs par exemple. Ils sont également très utilisés pour construire des ERP, c’est-à-dire des applications internes à une entreprise.


Bubble et Power Apps sont deux exemples de Visual Programming Tools.

Trois types d'outils Nocode selon Alegria
Trois types d'outils Nocode selon Alegria

Les outils Nocode par besoin

Outils Nocode par besoin
Outils Nocode par besoins

Nous avons vu que le Nocode a commencé à se démocratiser avec les besoins de créer des sites vitrines et des blogs. C’est l’un des cas d’usage parmi les douze que nous avons recensés chez Alegria.

  1. Web apps & E-commerce : Webflow, Bubble, Retool, Appian, Elliot, DronaHQ, Sheet2site, Strikingly
  2. Mobile apps : Glide, DronaHQ, Draftbit, Shoutem, Creolabs, Shots
  3. Testing : Percy, Autify, Reflect, Perfecto (Ex-TestCraft)
  4. Workflow automation : Zapier, n8n, Make (Ex-Integromat), Phantombuster, Alloy, IFTTT, Standard Library, Shortcuts
  5. Spreadsheets & Databases : Airtable, Actiondesk, Dashdash, Clay
  6. Voice : Voiceflow, Vuix
  7. Community : Marketpad, NoCode, NuCode
  8. Superdocs : Notion, Coda, Craft
  9. Data Science : Obviously.ai, Lobe
  10. AR/3D : Scapic, Blippar
  11. Monetization : Glow, Memberspace, Buy Me a Coffee, Memberstack
  12. Gaming : Koji, Dreamcraft, Flowlab

À ce jour, notre équipe maîtrise plus de 120 outils Nocode majeurs et nous en avons recensés plus de 600 dans notre pool d’outils à disposition. 🚀


Que vous travailliez dans une start-up, une PME, un grand groupe ou que vous soyez un citizen maker, le Nocode est aujourd’hui devenu essentiel pour créer, innover et tester rapidement ses idées pour des coûts largement inférieurs à ce qui serait autrement fait en code.

A lire sur le même sujet

No items found.