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WordPress reste le CMS le plus répandu, mais de plus en plus d'équipes cherchent une plateforme plus moderne et plus simple à faire vivre. Webflow permet de construire, de gérer et d'héberger un site professionnel sans écrire de code, avec un CMS intégré. Ce guide décrit la procédure complète pour migrer de WordPress à Webflow, et surtout la partie que les tutoriels génériques traitent mal : conserver son référencement pendant la bascule.
Mis à jour en septembre 2026.
Migrer de WordPress à Webflow, en résumé
La procédure en cinq étapes
Migrer un site WordPress vers Webflow se déroule en cinq étapes :
- Sauvegarder le site WordPress et exporter son contenu depuis le menu Outils puis Exporter, qui produit un fichier XML.
- Convertir cet export au format CSV, seul format accepté par l'import du CMS Webflow.
- Créer la collection Webflow, importer le fichier CSV et associer chaque colonne à un champ.
- Recréer les pages et le design dans Webflow, l'import ne reprenant que le contenu structuré.
- Poser les redirections 301, vérifier sitemap et métadonnées, brancher le domaine et publier.
Point de vigilance avant de commencer : Webflow ne propose pas d'importateur WordPress automatique. L'import du CMS Webflow n'accepte que le CSV, et la conversion de l'export XML de WordPress reste à votre charge, via une extension d'export. Vérifié en septembre 2026.
Combien de temps et pour qui
Aucune durée type ne vaut pour tous les sites, et les guides qui en annoncent une comparent des projets qui n'ont rien à voir. La charge réelle dépend de trois variables, qu'il vaut mieux mesurer avant de se lancer.
- Le nombre de pages statiques à redessiner. C'est le poste le plus lourd, parce qu'il est entièrement manuel : rien dans l'import ne reprend une mise en page WordPress.
- Le volume de contenu structuré. Webflow limite chaque fichier d'import à 4 Mo, ce qui impose de découper l'import d'un blog fourni en plusieurs fichiers successifs.
- L'historique d'adresses à reprendre. Webflow recommande de ne pas dépasser 1 000 règles de redirection sur un site : au-delà, il faut basculer sur des règles à caractère générique.
Le profil visé par cette procédure est celui d'un responsable marketing ou d'un fondateur qui pilote la refonte sans coder. Aucune étape ne demande de développement, mais celle du design demande du temps et de la méthode.
Pourquoi migrer de WordPress à Webflow
Ce que Webflow change concrètement
Les arguments tiennent en quatre points. Webflow réunit le CMS, l'éditeur visuel et l'hébergement au même endroit, ce qui supprime la gestion d'extensions et de versions. Les mises à jour de la plateforme sont prises en charge par Webflow, pas par vous. La liberté de mise en page n'est plus contrainte par un thème, donc plus besoin de passer par du code pour déplacer un bloc. Et la surface d'exposition se réduit, puisque l'essentiel des failles rencontrées sur WordPress passe par les extensions tierces.
Le comparatif détaillé des deux outils, fonctionnalité par fonctionnalité et prix compris, est traité à part dans notre article WordPress vs Webflow. Si votre choix n'est pas encore arrêté, commencez par là. S'il l'est, la suite de cet article est la procédure.
Étape par étape : de WordPress à Webflow
Sauvegarder et exporter le contenu WordPress
Sauvegardez d'abord l'intégralité du site WordPress, fichiers et base de données. C'est ce qui vous permettra de revenir en arrière si la bascule tourne mal.
Exportez ensuite le contenu depuis le menu Outils puis Exporter de l'administration. L'outil natif de WordPress produit un fichier XML au format WXR, qui contient vos articles, vos pages, vos types de contenu personnalisés, les commentaires, les champs personnalisés, les catégories, les étiquettes et les utilisateurs.
Ce fichier XML n'est pas importable tel quel dans Webflow : il doit être converti en CSV. Deux extensions d'export toujours maintenues permettent de produire directement un CSV, ce qui évite l'étape de conversion :
Une précision si vous suivez un tutoriel ancien : l'extension wp-csv, longtemps citée comme la solution par défaut, a été fermée dans le répertoire WordPress le 9 décembre 2022 pour un problème de sécurité et n'est plus téléchargeable. Ne cherchez pas à l'installer.

Une fois l'extension téléchargée, il faut l'activer dans WordPress avant de pouvoir lancer l'export.

Préparer et importer dans le CMS Webflow
Créez votre projet Webflow, puis la collection qui va recevoir le contenu, avec les champs correspondant aux colonnes de votre fichier.
L'import du CMS Webflow n'accepte qu'un fichier CSV, d'une taille maximale de 4 Mo. Au-delà, découpez votre export en plusieurs fichiers et enchaînez les imports. Le nombre d'éléments que vous pouvez créer dépend par ailleurs des limites de votre plan de site.
Il n'existe pas d'import de fichier XML dans Webflow : la conversion au format CSV est obligatoire, et elle reste à votre charge, via une extension d'export. Le centre d'aide Webflow précise que l'import attend un fichier CSV, et que les CSV exportés depuis d'autres CMS comme WordPress sont en général déjà structurés de façon compatible.

Mapper les champs
Au moment de l'import, Webflow vous demande d'associer chaque colonne du CSV à un champ de la collection. C'est ce qu'on appelle le mapping. Une colonne sans correspondance peut créer un nouveau champ ou être ignorée : c'est le moment de faire le ménage dans les données héritées de WordPress plutôt que de tout reprendre.
Attention au champ image : Webflow attend une URL directe vers le fichier. Les images importées par URL ne reçoivent pas de variantes responsives, il faut donc fournir des visuels déjà dimensionnés et optimisés.

Recréer et designer les pages
L'import ne reprend que le contenu structuré. La page d'accueil, les pages statiques et les gabarits doivent être recréés dans l'éditeur Webflow : c'est la partie longue de la migration, et la seule qui ne s'automatise pas.
Si votre site comporte un blog, la mise en place du gabarit d'article et des pages de listing est détaillée pas à pas dans notre guide pour créer un blog sur Webflow.
Concevoir des pages dynamiques demande une vraie prise en main de l'outil. C'est l'étape où un accompagnement se justifie le plus souvent, et celle sur laquelle vous capitalisez ensuite pendant des années.
Configurer le domaine et publier
Ajoutez votre nom de domaine dans les paramètres du site, mettez à jour les enregistrements DNS chez votre registrar, puis publiez. Webflow assure l'hébergement, il n'y a pas de serveur à provisionner.
Ne coupez pas l'ancien site immédiatement : posez d'abord les redirections et vérifiez les points de la section suivante. C'est là que se joue la conservation de votre trafic.
Le point critique : migrer sans perdre son SEO
C'est le sujet qui revient le plus souvent chez nos clients : comment mener une migration ou une refonte sans voir ses positions décrocher. Voici les points sur lesquels il faut être vigilant, dans l'ordre.
Conserver les URL et poser les redirections 301
La règle première tient en une phrase : gardez les mêmes adresses de pages entre l'ancien et le nouveau site chaque fois que c'est possible. Une adresse identique, c'est un signal de classement intact et aucune redirection à maintenir.
Pour les pages dont l'adresse change malgré tout, posez une redirection permanente. Elle indique aux moteurs de recherche que la page a déménagé, et évite que vos visiteurs venus de Google ou de leurs favoris tombent sur une erreur 404.
- Ouvrez les paramètres du site (Site settings)
- Rendez-vous dans l'onglet Publishing, section 301 redirects
- Renseignez les champs Old path et Redirect to path

Si vous avez des centaines de règles à poser, ne les saisissez pas une à une : Webflow permet de les importer et de les exporter en masse par fichier CSV. Visez 1 000 règles au maximum, c'est la limite recommandée par la documentation Webflow, chaque règle alourdissant le fichier de manifeste téléchargé par les navigateurs.

Titres et méta-descriptions
L'import CMS ne transporte pas vos balises SEO : elles se paramètrent page par page et gabarit par gabarit dans Webflow. Vérifiez que chaque page reprend bien le titre et la méta-description de son équivalent WordPress, et profitez du chantier pour corriger celles qui étaient tronquées ou dupliquées.
Pour les pages générées par une collection, définissez le titre et la description au niveau du gabarit, avec les champs dynamiques de la collection : vous les traitez alors toutes en une fois.
Texte alternatif des images
Vérifiez que le texte alternatif est renseigné sur chaque image du nouveau site. Il améliore la visibilité dans la recherche d'images et il conditionne l'accessibilité pour les personnes qui naviguent avec un lecteur d'écran.
C'est un point à contrôler particulièrement après un import : les images arrivées par URL dans un champ de texte enrichi perdent fréquemment cet attribut au passage.
Sitemap, DNS et Open Graph
Le sitemap permet à Google de parcourir vos pages. Dans les paramètres du site, onglet SEO, section Sitemap, activez la génération automatique : Webflow produit alors un fichier sitemap.xml et le met à jour à chaque publication.

Côté DNS, vérifiez que toutes les variantes de votre domaine (avec et sans www) pointent bien vers le nouveau site et se rejoignent sur une seule version, pour ne pas diluer vos signaux sur deux adresses.
Reprenez enfin les images Open Graph, qui conditionnent l'aperçu de vos pages sur les réseaux sociaux et dans les messageries. Une page partagée sans visuel perd une bonne part de ses clics.
Vérifier après la bascule
Une migration ne se termine pas à la publication. Dans les jours qui suivent, surveillez le rapport de couverture et les erreurs d'exploration dans la Search Console, soumettez le nouveau sitemap, et parcourez vos pages les plus visitées pour vérifier qu'aucune ne renvoie une erreur.
Gardez l'ancien site accessible en sauvegarde quelques semaines : si une page a été oubliée, vous pourrez encore en récupérer le contenu exact.
Votre checklist migration sans perte SEO
À vérifier avant la bascule :
- Liste complète des adresses de l'ancien site exportée, pages et articles compris
- Adresses reprises à l'identique partout où c'est possible
- Tableau des redirections préparé pour les adresses qui changent
- Titres et méta-descriptions reportés sur chaque page et chaque gabarit
- Texte alternatif renseigné sur les images
- Images Open Graph paramétrées
- Sauvegarde complète de WordPress conservée hors du serveur
À vérifier après la bascule :
- Redirections importées et testées une par une sur les pages les plus visitées
- Génération automatique du sitemap activée et sitemap soumis à la Search Console
- Enregistrements DNS propagés et variantes du domaine rassemblées sur une seule version
- Erreurs 404 et couverture d'index surveillées dans la Search Console
- Positions et trafic des pages stratégiques suivis sur plusieurs semaines
Le cas des images
C'est le point technique que les guides génériques oublient, et celui qui produit le plus de mauvaises surprises quelques mois après la migration. Tout dépend du type de champ auquel l'image est rattachée.
Images liées à un champ « image »
Si l'image est associée à un champ image de la collection, Webflow la télécharge et la stocke sur son propre hébergement au moment de l'import. Vous n'avez rien de plus à faire, à condition de fournir une URL directe vers un fichier déjà dimensionné.
Images dans un champ « rich text »
Si l'image se trouve dans un champ de texte enrichi, comme le corps d'un article, elle reste appelée depuis son adresse d'origine. Autrement dit, elle continue d'être servie par votre ancien serveur WordPress : le jour où vous le coupez, elle disparaît de vos articles.
La parade est manuelle mais indispensable : téléchargez ces images, puis remettez-les en ligne dans le CMS Webflow avant d'arrêter l'ancien hébergement. Faites-le article par article sur vos pages les plus visitées en priorité.
Faire soi-même ou confier la migration ?
Maintenant que vous avez mesuré l'effort, la vraie question est celle de l'arbitrage. Une migration WordPress vers Webflow est à la portée d'une équipe interne, à condition d'avoir du temps devant soi et quelqu'un pour tenir le suivi SEO jusqu'au bout.
| Critère | Migration menée en interne | Migration confiée à une agence |
|---|---|---|
| Prise en main de Webflow | À apprendre, surtout sur les pages dynamiques | Déjà acquise |
| Conception des pages | Le poste le plus long, entièrement manuel | Gabarits et système de design posés en une fois |
| Redirections et suivi SEO | Facile à sous-estimer, effets visibles tardivement | Traité comme un livrable à part entière |
| Après la mise en ligne | Autonomie complète sur le contenu | Autonomie complète, sur une base structurée |
Faites-la vous-même si votre site tient en quelques pages, que vous n'avez pas d'historique de trafic à protéger, et que vous voulez monter en compétence sur l'outil. Dans ce cas, la formation Webflow d'Alegria.academy est le chemin le plus court pour être autonome sur la conception comme sur le CMS.
Faites-vous accompagner si votre site génère déjà du trafic organique, s'il compte plusieurs collections et un historique d'adresses fourni, ou si la refonte a une échéance commerciale. L'enjeu n'est plus l'outil, c'est de ne rien perdre au passage. Notre agence Webflow prend en charge la refonte et la migration de bout en bout, redirections et suivi post-bascule compris.
Vous partez d'une autre plateforme ? La démarche reste la même : consultez notre guide pour migrer depuis un autre CMS. Et si vous préférez faire le point sur votre cas précis avant de trancher, parlez-nous de votre projet.




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